Meurtre de Guylaine Potvin: accusé 22 ans plus tard, Grenon attend toujours la preuve complète

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Marc-André Grenon, qui a été arrêté pour un meurtre et une tentative de meurtre commis il y a 22 ans, est revenu brièvement devant le tribunal lundi matin.

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La totalité de la preuve amassée contre l’homme de 47 ans ne sera remise qu’au printemps prochain à son avocate.

Grenon est accusé de meurtre au premier degré et d’agression sexuelle grave sur Guylaine Potvin, 19 ans, à Jonquière en avril 2000, et de tentatives de meurtre et d’agression sexuelle grave sur une autre jeune femme à Sainte-Foy, en juillet 2000. Il a été arrêté le 12 octobre dernier à son domicile de Granby.

Guylaine Potvin a été assassinée le 28 avril 2000 à Jonquière.

Photo d’archives

Guylaine Potvin a été assassinée le 28 avril 2000 à Jonquière.

Il a assisté à la procédure lundi matin par visioconférence, du centre de détention de Sorel. Il est apparu à l’écran avec un masque sur le visage, et n’a prononcé que deux mots: «Oui» quand la juge lui a demandé s’il entendait bien, et «Bonjour» à la conclusion des échanges.

Lundi matin, son avocate, Me Karine Poliquin de Sherbrooke, a fait savoir qu’elle avait davantage besoin de temps pour étudier le dossier et rencontrer l’accusé. La prochaine étape judiciaire est de savoir si Grenon va tenter de recouvrir une liberté provisoire en attendant un éventuel procès. «Dans le dossier de Chicoutimi, il devrait d’abord demander la permission à la Cour Supérieure, parce qu’il s’agit d’une accusation de meurtre», a expliqué le directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Pierre-Alexandre Bernard.

«Nous n’avons pas eu d’indices qu’une telle demande sera adressée à ce moment-ci, a ajouté Me Bernard. Si c’était le cas, nous nous opposerions évidemment fermement à sa remise en liberté.»

D’autre part, impossible de savoir si d’autres victimes potentielles de Grenon se sont manifestées à la Sûreté du Québec. Le corps de police avait lancé un appel grand public quelques jours après l’arrestation de l’individu.«Je ne peux rien confirmer ni infirmer quoi que ce soit», s’est limité à dire Me Bernard.Marc-André Grenon sera de retour devant le tribunal le 1er février prochain.





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